VAINCRE LA DOULEUR : VOTRE PROPRE ACTION

Il n’y a pas de recette universelle pour combattre la douleur. Rappelez-vous : chacun la ressent et la supporte à sa manière. C’est pourquoi, en plus de toutes les solutions que nous venons d’envisager, vous pouvez vous-même trouver vos propres stratégies. Le principal est de trouver le “truc” qui vous conviendra.

Nous ne pouvons pas le faire à votre place, mais nous pouvons vous expliquer comment y parvenir.

1. Ce qu’il ne faut pas faire

  1. a) Ne laissez pas trop de place à la douleur

– Ne cédez pas à la tentation de ne rien faire parce que vous souffrez. Vous laisseriez le champ libre à la douleur et, croyez-nous, elle en profiterait pour devenir toute puissante.

– Ne restez pas inactif. Des activités intellectuelles, physiques, artistiques, sociales, aussi réduites soient-elles suivant votre degré de souffrance, vous créeront des espaces où vous donnerez moins de prises à votre douleur.

– Ne vous condamnez pas à l’isolement, les contacts humains vous permettront de penser à autre chose qu’à votre douleur.

– Ne vivez pas en couple avec votre douleur. Ne vérifiez pas sans cesse qu’elle est toujours là. Si elle vous quitte, ne serait-ce que quelques instants, ne la rappelez pas à votre souvenir. Profitez-en.

– Ne faites pas de votre douleur votre principal sujet de conversation, vous lasseriez les autres et lui donneriez une fois de plus trop de place.

– Ne pensez pas que votre cas est incurable, que vous ne guérirez jamais.

  1. b) N’essayez pas de la nier

– N’attendez pas de trop souffrir, avant d’accepter votre douleur. Vous seriez ensuite trop submergé pour y faire face.

– Ne refusez pas votre douleur. Elle est le signe d’un mauvais fonctionnement dans votre organisme. Sans elle, vous ne vous en seriez pas rendu compte, et vous n’auriez pu entreprendre aucun traitement curatif.

– Ne refusez pas de vous reposer, la fatigue, le stress, l’agitation entretiennent la douleur.

– Attachez-vous à passer de bonnes nuits. L’insomnie rend la douleur beaucoup moins supportable. Essayez les plantes (Valériane, Passiflore, Aubépine, Coquelicot) ou la relaxation pour mieux dormir.

2. Ce que vous pouvez faire

On appelle cela visualisation créatrice, méthode Coué, imagerie mentale, peu importe. Vous avez un cerveau, vous allez apprendre à vous en servir pour être plus malin que la douleur.

  1. a) Pensez positivement

– Notez sur un cahier toutes les affirmations négatives que vous pensez à propos de la douleur. Ne vous censurez pas, personne d’autre que vous ne sait ce que vous écrivez. Considérez attentivement tout ce que vous avez noté.

– Sélectionnez une ou deux affirmations que vous pensez pouvoir transformer en affirmation positive. Reformulez ces affirmations positivement.

– Faites-les pénétrer en vous. Apprenez-les, répétez-les, écrivez-les, au besoin, affichez-les. Exemples :

  • Si vous avez écrit : “je suis sans force devant la douleur” –

Transformez-le en : “je trouve des forces en moi contre la douleur”.

  • “J’ai peur de la douleur” peut donner “j’apprivoise la douleur”.

– Trouvez vos propres affirmations. Changez-les quand vous en avez envie. Surveillez-vous. Dès que vous vous surprenez à être négatif, reformulez votre phrase.

  1. b) Mettez la douleur en image

– Trouvez une image mentale qui évoque pour vous le bien-être, la santé, la sérénité. Dès que la douleur survient, respirez calmement et laissez cette image vous envahir, concentrez-vous dessus, jusqu’à rentrer dedans. Vous verrez, la douleur aura moins d’emprise sur vous.

– Faites la même chose avec une odeur, une couleur, une sensation.

Ne vous limitez pas. L’important est que vous trouviez, pour vous, la représentation imaginaire qui vous détourne de la douleur.

  1. c) Détournez votre attention

Il s’agit là, de porter votre attention ailleurs que sur la douleur, même lors de crises aiguës. On part du principe que l’attention ne peut être fixée sur plusieurs points à la fois. Autant en profiter pour ne pas la fixer sur la douleur.

Prenez quelques inspirations et expirations profondes et concentrez-vous sur, par exemple, votre respiration, un geste que vous répétez, une musique, un calcul mental, une prière, une litanie ou tout autre sujet ou activité de votre choix.

Le but est de vous détourner de la douleur. Vous êtes parfaitement libre de le faire à votre guise. Le principal est que vous trouviez ce qui marche pour vous.

  1. d) Stratégies personnelles

C’est à vous de trouver vos propres stratégies personnelles, en faisant appel à votre imagination. N’attendez pas d’être terrassé par une crise de souffrance pour développer votre propre méthode.

Mettez-la au point dès à présent. Aidez-vous au besoin de livres sur la relaxation et sur la visualisation, et inventez votre arme anti-douleur.

Vous pouvez parvenir à contrôler mentalement votre douleur.

Mais, pour réussir, vous devrez accepter l’idée que vous avez besoin de temps. Pour trouver votre propre méthode, pour vous y habituer, pour convaincre votre psychisme et votre corps, il vous faut un entraînement. Fixez-vous des buts réalistes à court, moyen et long termes, et n’oubliez pas de vous féliciter pour chaque progrès accompli.

Par exemple, dites-vous :

– Pendant une semaine, je teste des images mentales pour trouver celle qui paraît me convenir comme apaisement de la douleur.

– Pendant un mois, je note les résultats chaque jour sur un cahier.

– Pendant 6 mois, je me consacre à la visualisation pour en découvrir les effets sur la douleur.

– Au bout de 6 mois, je fais le bilan.

sante_30J_Douleurs_l

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *